Michel Hébert
Peintre du milieu urbain

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Les escaliers

 

Montréal est connu pour ses escaliers extérieurs qui ne cessent d’étonner les touristes. Pourquoi, dans ce pays avec des hivers « si longues » avoir placé ces escaliers à l’extérieur?

Vers la fin du XIXe siècle, devant l'explosion démographique causée par l'industrialisation, il fallut construire en optimisant l’utilisation de l’espace habitable. On édifia donc des maisons en rangée à deux ou trois étages occupés chacun par une famille. La largeur des façades fut réduite et les appartements construits en profondeur. Conscients que la cage d’escalier entamerait l’espace habitable, les constructeurs installèrent les escaliers à l’extérieur, ce qui permettait une meilleure utilisation de l’espace et d’importantes économies de chauffage.

La construction d’escaliers extérieurs en façade a été interdite en 1940 pour des raisons d’esthétique et de sécurité. Dans les années 80, un revirement en sa faveur survient, accompagné toutefois de certaines conditions techniques, notamment en ce qui concerne l’angle des marches et le dimensionnement.

Au printemps, les Montréalais les astiquent, effaçant toute trace de l’hiver, puis leur rendent, à coup de pinceaux, une nouvelle jeunesse.  Les escaliers et balcons illuminés de lumières scintillantes et de guirlandes de couleurs signalent que le temps des Fêtes approche. L’escalier extérieur, conçu par souci d’économie, demeure un trait culturel distinctif du Plateau Mont-Royal et des quartiers de Rosemont, Petite-Patrie, Villeray et Ahuntsic auxquels il ajoute beaucoup de charme. 

 

Air d'été

 

Chapeau de paille oublié

 

Rue Laval

 

Rue Saint-Hubert

 

Rue Laval

 

La plus belle

 

Promenade rue Saint-Denis

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